Carbone et Silicium, le nouvel opus d’un Mathieu Bablet au sommet de son (9e) art !

Intelligence artificielle, transhumanisme, crises écologique, économique et migratoire : le phénomène de la BD franco-belge Mathieu Bablet nous livre dans son nouveau roman graphique un fantastique récit d’anticipation, autour de thèmes qui résonnent particulièrement en cette période, et dans la suite logique de ses précédents succès La Belle Mort et Shangri-La.

Mathieu Bablet - Carbone & Silicium - Éditions Ankama Label 619
Mathieu Bablet – Carbone & Silicium – Éditions Ankama (Label 619)

La bande dessinée probablement la plus attendue de l’année – qui fait déjà partie de nos coups de coeur – est disponible en librairie depuis le 28 août, publiée aux éditions Ankama – Label 619, avec deux couvertures, dont celle de l’édition collector proposée par CanalBD.

Lisez l’interview de Mathieu Bablet à propos de C&Si, réalisée par notre responsable BD Ludovic Monnier en août 2020.

La narration ? Carbone et Silicium sont deux androïdes nés en 2046 dans le département recherche de la Tomorrow Foundation, dans la Silicon Valley, sous la responsabilité de Noriko Ito. Dotés d’une l.A. forte, ils vont assister à l’évolution de notre planète dans les prochaines décennies. Accrochez-vous !

La postface d’Alain Damasio est à lire absolument. en voici un court extrait :

« L’originalité de Mathieu est que chez lui, c’est l’espace qui raconte. Et il raconte le temps. Celui qui passe et celui qui ne passe pas. Qui n’a plus besoin de passer puisqu’il est réticulé dans la planche à jamais. Ses espaces urbains, indiens, éparpillés, antiques et précolombiens, ses déchetteries cyberpunks, ses réseaux sentis et sentients, sont splendides. À la fois si précis, si bossés, et cependant comme inachevés, laissant toujours de la place, laissant toujours à l’oeil de quoi y circuler, s’en échapper. »

Trois ans de travail pour un roman graphique exceptionnel

Plus de trois années de travail acharné ont été nécessaires à Mathieu Bablet pour produire les planches de ce nouvel album de bande dessinée. Le résultat va enchanter les fans de son univers et tous les amateurs de science-fiction : un livre BD de plus de 250 pages, exceptionnelles de beauté, aux décors et détails remarquables.

Où voir et acheter les planches originales de Carbone & Silicium  ?

Une sélection de planches originales de Carbone et Silicium, à l’encre de Chine, sera visible dès le 17 septembre à la galerie Achetez de l’Art à Paris, et en ligne.

Voici le programme de la semaine du 14 septembre 🔥

• Jeudi 17/09 après-midi
Séance de dédicaces de Mathieu Bablet chez BDnet Bastille (complet)
• 17/09 de 18h30 à 19h00
Interview live Instagram avec Mathieu Bablet à la galerie
• 17/09 à 19h00
Vernissage de l’exposition Carbone & Silicium en présence de Mathieu Bablet
• 17/09 (soirée)
Mise en ligne des planches originales et ouverture des commandes des deux prints édités pour l’occasion (imprimés à l’atelier Clot)
• Vendredi 18/09
Exposition de 11h00 à 19h00
• Samedi 19/09
Exposition de 11h00 à 20h00
• 19/09 de 16h00 à 20h00
Second vernissage (avec des surprises)

Mathieu Bablet - Carbone et Silicium - Expo-vente des planches originales
Mathieu Bablet – Carbone & Silicium – Expo-vente des planches originales et prints à la galerie Achetez de l’Art rue de Lappe

Ne manquez pas les dessins originaux de cet auteur BD à la fois scénariste, dessinateur, coloriste. Un pur talent, qui va bien au delà du 9e art.

Interview de Mathieu Bablet pour Carbone & Silicium

Par Ludovic Monnier (août 2020)

Hello Mathieu,

Nous nous connaissons depuis plus de 6 ans maintenant, et nous avons collaboré à plusieurs reprises ensemble pour des expositions soit solo, soit collective :
• Le 24 janvier 2014 exposition « Adrastée », ce fut la première.
• Le 22 septembre 2016 exposition « Shangri-La », avec un très beau succès.

Je sais que tu vas être beaucoup sollicité pour la promotion de ta nouvelle et très attendue BD « Carbone & Silicium » dont nous ferons l’exposition chez Achetez de l’Art, ensemble le 17 septembre 2020.

J’ai souhaité te poser tout de même quelques questions en interview portant principalement sur tes planches originales et les expositions.

Tout d’abord, peux-tu nous expliquer comment ça se passe quand tu te retrouves face à la page vierge ? Fais-tu beaucoup de recherches en amont ?

Énormément oui ! En fait, et particulièrement sur des paginations aussi grandes, je ne veux commencer à dessiner qu’à partir du moment où tout le scénario est bien cohérent équilibré du début à la fin. Il est trop facile de se perdre et de perdre en cohérence, ce qui se traduirait par un désintérêt du lecteur pour ce qu’il est en train de lire.

Surtout, les recherches sont une des parties les plus intéressantes de la création d’une bd ! C’est la chance, pendant quelques semaines, de pouvoir étudier et se renseigner sur des sujets passionnants ! l’intelligence artificielle, les théories de l’effondrement, le transhumanisme etc. Pour Carbone & Silicium, le champ de recherches a été très vaste !

De telle sorte qu’au moment de commencer à dessiner, normalement tout est bien en place, et je peux commencer à dessiner sans trop souffrir du syndrome de la page blanche.

Tu travailles pratiquement toujours sur le même format et papier n’est-ce pas ?

Je n’ai pas changé depuis la belle mort, non. C’est un format personnel, (du 27x37cm), choisi pour une raison simple : gérer au mieux ma productivité.

En gros, avec tous les détails que je mets dans mes dessins, partir sur un format A3 me prendrait énormément de temps (il n’y a pas de secret, plus j’ai de place plus je vais mettre des détails partout !) Le format A4 étant lui trop petit pour pouvoir correctement représenter ce que je veux de manière assez précise, finalement l’entre deux que j’ai trouvé m’offre un bon équilibre de taille.

Comment as-tu fait évoluer ta technique entre La belle mort et Carbone & Silicium ? Qu’est-ce qui a changé dans ton mode opératoire ?

J’ai commencé la belle mort avec un encrage traditionnel, au Rotring. L’expérience n’a pas été concluante à mon sens, j’étais tellement crispé sur ma table à dessin, terrifié à faire une erreur définitive à l’encre de chine, que je sens encore aujourd’hui que mon trait manquait beaucoup de souplesse.

Dès Adrastée, je suis partie sur un encrage au critérium. La possibilité de pouvoir gommer a complètement libéré mon trait, le rendant à mon sens bien plus dynamique. Depuis, à mesure que les projets passent et que je prends confiance en mon dessin, je réintroduis progressivement l’encrage dans mes planches.

Rajouter des masses de noir permet à mon dessin d’être plus équilibré, plus lisible, et je compte encore persévérer dans cette voie pour améliorer ma technique.

Combien de temps environ pour réaliser une planche ?

Un jour et demi. En gros, une demi-journée pour le crayonné, une demi-journée pour l’encrage, et une demi-journée pour la couleur. Bien sûr ça peut varier suivant la difficulté de la planche, mais je suis obligé de m’astreindre à un rythme rapide si je ne veux pas mettre 10 ans à produire un album, aussi gros soit-il !

Que penses-tu de ton évolution graphique ? Quel regard portes-tu sur tes premières planches comparées aux plus récentes ?

La première évolution que je ressens dans mon évolution graphique est invisible : c’est la plus grande facilité que j’ai à dessiner une planche. Je suis plus rapide, je pose les décors et les personnages presque du premier coup, sans trop d’erreurs. C’est bien moins laborieux que quand il faut changer de feuille tellement on a gommé son dessin pour le recommencer encore et encore !

Ensuite, c’est au niveau de la souplesse du trait que je ressens une évolution. Ça rend mes personnages et mes villes plus vivants, moins statiques.

Enfin, je me suis calmé un peu sur les effets de perspective. Avec le temps, c’est la lisibilité de la scène qui compte avant l’effet « wahou ».

C’est très compliqué pour moi de revenir sur mes précédents albums. Je n’y vois que les défauts, ce que je pourrais refaire. Généralement je ne me replonge pas dans mes anciennes BD.

Que préfères-tu dessiner ?

Sans grande surprise, les décors urbains. Mais pas tant pour le dessin en lui-même que ce que j’essaye d’y insuffler : dessiner des décors, c’est essayer de créer avec quelques traits un monde tangible, qui a vécu, dans lequel une multitude d’histoires ont eu lieu, et se dérouleront dans le futur. Si j’ai bien travaillé, à la fin, le décor « existe » pour de vrai. Il respire.

La belle mort 128 pages, Adrastée 144 pages, Shangri-La 220 pages et enfin Carbone & Silicium 272 pages, est-ce une volonté de toujours te dépasser et aller encore plus loin ?

Je ne me fixe jamais un objectif de pagination. C’est l’histoire qui décide pour moi. J’écris le scénario, sans me fixer de limite, et je n’arrête qu’une fois l’histoire bouclée. Ensuite je transpose ça en pages de bd, et c’est à ce moment-là que je découvre combien de pages fera la bd. Mais honnêtement, je suis arrivé à un palier avec Carbone & Silicium. C’est beaucoup trop exténuant. Je ne pourrai pas monter au-delà en termes de pagination pour mes prochains projets.

Lors de notre première exposition, j’avais estimé tes planches à 350 € puis à 650 € et aujourd’hui autour de 1 100 €. Comme tu le sais très bien, je considère la vente des planches comme une source de revenus complémentaires indéniables pour les artistes. Du coup, peux-tu nous dire si ces ventes de planches ont réellement eu un impact pour toi ?

Oui, absolument. Alors maintenant que je rencontre un certain succès, je peux vivre de la bd sans trop de problèmes, mais quand on débute et que l’on ne peut compter que sur l’avance sur droit que nous donne notre éditeur pour vivre, la vente de planches est un revenu complémentaire indispensable, particulièrement à la sortie d’une bd, quand on est en préparation d’un prochain projet (et donc, par définition, au moment où l’on n’a plus de revenus).

Je suis très fier de nos collaborations et de ta fidélité. Je suis ravi de pouvoir à chaque fois partager mon enthousiasme sur tes planches avec le public. Que ressens-tu quand tu débarques dans un vernissage et que ces mois, ces années de travail en solo sont aux murs et aux yeux du public ?

C’est à la fois effrayant mais aussi libérateur. Effrayant parce que quand on livre une bd, on se met à nu. Et voir des personnes qui vont regarder, juger et commenter ce pour quoi tu t’es levé pendant 2 ou 3 ans, ça a de quoi donner quelques sueurs froides ! Mais à côté de ça, c’est exactement ce que je cherche ! Ce livre, je me suis embêté à le réaliser pour qu’il tombe ensuite entre les mains des lecteurs. Donc qu’ils aient enfin accès à mon travail, c’est la finalité ultime de tout ce que j’aurais entrepris en amont !

Merci à toi, bon courage pour la promo et à très vite pour l’exposition.

Ludovic

Oeuvres de Mathieu Bablet en vente sur Achetez de l’Art

Mathieu Bablet - Prints et planches originales Carbone & Silicium

Carbone & Silicium – Revue de presse

Carbone & Silicium : la nostalgie du futur selon Mathieu Bablet (Usbek & Rica, août 2020)
Carbone & Silicium : Mathieu Bablet émancipe ses intelligences artificielles (20 minutes, août 2020)
BD, bande dessinée. Un été d’anticipation : Mathieu Bablet et les robots (France Info, août 2020)
Pourquoi Carbone et Silicium est la BD incontournable de l’année (BFM TV, septembre 2020)
Carbone & Silicium, deux androïdes philosophes au crépuscule du monde (Le Figaro Culture, septembre 2020)
Carbone et Silicium (Splitscreen Review, septembre 2020)
Carbone 6 et Silicium 14 – Mathieu Bablet (Bulles de BD, France Inter, septembre 2020)
Carbone & Silicium – Mathieu Bablet (C’est plus que de la SF – podcast, septembre 2020)
Carbone & Silicium est la bande dessinée cyberpunk de la rentrée 2020 (Numerama, septembre 2020)
Dans l’univers de Mathieu Bablet (Parlons BD, septembre 2020)
Carbone & Silicium (Regard Critique, septembre 2020)
Consciences dernières (Le Monde, Octobre 2020)
Rencontre avec Mathieu Bablet pour Carbone & Silicium (Cosmo Orbus, octobre 2020)
BD : “Carbone & Silicium”, une superbe fable SF sur les robots, ces machines à aimer (Télérama, octobre 2020)
« L’auteur de bande dessinée Mathieu Bablet, jeune prodige de la SF, revient avec un impressionnant roman graphique, quatre ans après le succès surprise de “Shangri-La”. Effondrement, finitude des corps, limites du transhumanisme… Une dystopie somptueuse aux enjeux très contemporains, mais aussi une audacieuse histoire d’amour robotique. »
Coup de coeur de la rédaction : Carbone & Silicium (BDGest, octobre 2020)

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5 réponses sur “Mathieu Bablet – Carbone & Silicium”

  1. Infos exposition
    Bonjour,
    L’exposition est visible jusqu’au 30 septembre aux horaires d’ouverture de la galerie le jeudi, vendredi et samedi uniquement c’est bien cela ?
    Merci pour tout ce travail !

  2. Organisation Expo-vente Mathieu Bablet
    Bonjour Madame Monsieur,
    Doit-on s’inscrire quelque part afin de participer à cette exposition/vente où suffit-il de se rendre à la galerie le jour J à 19H ? Je vous remercie pour votre réponse car je monte sur Paris pour l’évènement.

  3. Expo Bablet
    Bonjour Ludovic,
    Ravi d’apprendre la future expo vente de M. Bablet. Petite question : est-il prévu une dédicace pour l’événement ?
    Autre question : les oeuvres seront elles en pré-vente sue votre site ? avant l’expo ?
    Merci,
    Jean-Pierre

    1. Dédicace et catalogue Carbone & Silicium
      Bonjour Jean-Pierre,
      Merci pour votre message. Une dédicace est en cours d’organisation chez BDnet Bastille. Elle aura lieu, en principe, le même jour que le vernissage, le 17 septembre prochain. Les modalités d’organisation sont en cours.
      La mise en ligne sur le site se fait après le vernissage. Nos clients recevront un catalogue un peu avant, et il faudra être très réactif, car pour l’exposition précédente, les planches sont parties très rapidement.
      Je vous dis à bientôt.
      Ludovic

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